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Éditorial

Brexit : un jeu sans fin ...

Dans mon précédent éditorial, j’avais émis le souhait que, dans l'affaire du Brexit, chaque partie – Union européenne et gouvernement britannique – mette de l'eau dans son vin, afin de pouvoir enfin envisager la suite.Et c'est ce qui s'est produit. La Commission européenne a enfin infléchi légèrement sa position. Ce qui permettait au Premier ministre britannique de sauver l’honneur, et de présenter ce texte ainsi amendé à la Chambre des Communes, d'abord. Mais, une fois encore, des élus ont d’abord botté en touche, soit parce qu'ils sont contre le Brexit, ce qui est leur droit - même si le peuple britannique s'est déjà exprimé, soit pour des raisons bassement politiciennes.Le parti travailliste a finalement voté en faveur des élections anticipées qui paraissaient indispensables pour trancher la question du Brexit une fois pour toutes. L’accord UE-Royaume-Uni paraît bancal, principalement en ce qui concerne le sort de l’Irlande du Nord. Les textes devront clarifier cette question.

Nouvelle-Calédonie : un référendum en cache un autre

Un second référendum, puis un troisième sans doute et jusqu'à plus soif, c'est ce à quoi vont avoir droit les Néo-Calédoniens, qui ont « mal voté », puisque majoritairement en faveur de leur maintien dans la République Française. On sent bien que leur vote n’a pas plu dans les hautes sphères, on se demande pourquoi. Certains aimeraient sans doute que seuls les Canaques votent parce qu’ils sont les primo-occupants. Ils bénéficient désormais de nombreuses aides de la France, d’une large autonomie dans certaines régions et ne vivraient pas mieux, voire probablement moins bien, s’ils étaient indépendants. Il n’est que de voir les Comoriens qui fuient massivement vers l’île restée française de Mayotte, ou encore les habitants de Vanuatu, cet archipel mélanésien dont les habitants n'ont de cesse que de gagner le Caillou.
Tout cela est bien loin, me direz-vous, même si la Nouvelle-Calédonie est un territoire d’Outre-mer, et participe de notre rayonnement politique ou économique. Mais ces palinodies – des référendums sans fin – traduisent une conception de la démocratie – « le pouvoir du peuple » – un tantinet curieuse.Si la Nouvelle-Calédonie avait voté pour son indépendance, il n’était ainsi pas prévu de référendum ! Et pour cause !Le pouvoir au peuple, à travers les élections ou les référendums, cela ne signifie pas que les élus, dans le cadre d'une démocratie représentative, ne doivent pas prendre leurs responsabilités pendant leur mandat, sans qu'on réclame sans cesse leur démission comme dans certains pays, voire parfois chez nous ! Il semble que l’habitude du zapping, liée aux télécommandes, passe dans le champ politique. On se lasse très vite. Un peu de patience s’il vous plaît.

Alain Gazo

Directeur de la rédaction