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Éditorial

Brexit : finissons-en en mettant de l’eau dans notre vin !

Notre observatoire des dirigeants d’entreprises de septembre, réalisé à partir d'une enquête récurrente auprès de patrons de PME-PMI, démontre une certaine perplexité face à l'avenir proche. Ce n'est pas franchement la morosité qui revient, mais une forme d'attentisme.Les chiffres de la croissance française ne sont pourtant pas particulièrement mauvais (+1,4 % prévus en 2019), sans pour autant être brillants.
En revanche, la conjoncture internationale est plus hésitante, particulièrement en Europe. Du coup, on rebranche partout la machine à cash des banques centrales, ce qui fait remonter les bourses mondiales à des niveaux astronomiques. C’est la financiarisation de l’économie à une échelle jamais atteinte. Dans le même temps, les taux d’intérêts négatifs deviennent légion et s’accentuent. Cela nous paraît à tous une aberration du système. Pour avoir la possibilité de prêter de l'argent, on en donne à l'emprunteur ! Le monde tourne à l'envers ! J'avoue que, comme beaucoup, je suis troublé par cette évolution, qui ne me semble pas naturelle, et est susceptible de nous occasionner de grands problèmes à l’avenir.Il serait temps de redresser la barre et de retourner le bateau, à l’image d’un des épisodes de Pirates des Caraïbes, lorsqu’il se retrouve dans l’autre monde. Ce fut difficile, mais l’équipage y est parvenu !
Dans le même temps, le gouvernement s’efforce de relancer les réformes, certaines sociétales, loin d’être indispensables, mais qui sont dans l’air du temps dans bien des milieux, ou encore sociales à l’image d’une énième modification des régimes de retraite, modification semble-t-il repoussée à plus tard.

Trouver une solution raisonnable

Dans le monde, le feuilleton du Brexit continue de faire le bonheur des commentateurs des chaînes d'information continue, commentateurs du reste tous issus du même monde. Je veux bien que les Britanniques aient eu tort de vouloir voter pour quitter l’Union européenne, mais « Bruxelles », comme on dit, pourrait mettre un peu d’eau dans son vin pour parvenir à un accord, au lieu de jouer sur une possible victoire des opposants internes au Brexit au Royaume-Uni.On remarquera d’ailleurs que lesdits opposants, qui réclamaient sans arrêt un retour aux urnes, sont opposés à des élections générales, ont dit non lorsque on leur a posé la question à la Chambre des communes. Un comble ! Il est vrai qu’ils ont peur de les perdre…Je remarque que les commentateurs « avisés » reprennent les arguments fallacieux de l'opposition et de ses représentants en France, ne trouvant rien à y redire.
J'ai bien peur qu'on ne traîne cette affaire encore pendant des mois.Espérons un peu de bon sens côté britannique, mais aussi de celui de l’UE, pour trancher le nœud gordien et préparer la suite.
Ce n’est pas parce que le Royaume-Uni quitte l’UE que cela va être la fin du monde !

Alain Gazo

Directeur de la rédaction