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Éditorial

Conjoncture géopolitique complexe : contournez les difficultés !

Au moment où j’écris ces lignes, les perspectives du conflit au Moyen Orient semblent encore peu claires. Je crains que cela ne dure encore longtemps. Comme on ne peut pas y faire grand-chose, il convient de nous adapter à ses conséquences, sans pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain.

C’est-à-dire que l’on ne doit pas tout bousculer sans réflexion de long terme, qui fasse abstraction de ce problème a priori ponctuel, car il gêne de nombreux pays. C’est pourquoi la réaction prudente à la hausse des prix des carburants m’a semblé de bon aloi. On prend des mesures d’accompagnement de durée limitée en faveur des professionnels les plus durement touchés en attendant de voir ce qui se passe.

Au demeurant, les agents économiques s’adaptent spontanément. Les ventes de carburant ont ainsi notablement reculé depuis la montée des cours du pétrole et ils repartiront à la baisse lorsque le conflit s’apaisera, de même façon que le tourisme avait rebondi de manière spectaculaire après l’épidémie de covid.

Le gouvernement a cependant accentué les mesures favorables au véhicule électrique. La gestion des parcs automobiles en est impactée et la poussée des véhicules électriques et hybrides s’y accentue. Tout n’est pourtant pas toujours idyllique, d’autant que l’analyse des taxes pesant sur les flottes est complexe. Notre table-ronde annuelle, dont vous trouverez le compte rendu dans le présent numéro, apporte des enseignements intéressants à cet égard. Plus que jamais, la donnée est au centre des enjeux et l’IA nous y aide.

Une perte massive d’emplois redoutée

L’IA facilite aussi de nombreuses tâches de préparation à la prospection, comme nous l’ont démontré les participants à la dernière conférence sur le salon Go Entrepreneurs de Paris. L’IA fait monter la Bourse aux Etats-Unis. Ses perspectives sont ahurissantes. En même temps, elle fait un peu peur, comme le concèdent de nombreux dirigeants et concitoyens en général. On craint une perte d’emploi massive dans les métiers de bureau.

Quoi qu’il en soit, pour le moment, le chômage est relativement stable et la croissance quasi-nulle. Une éventuelle résolution du conflit au Moyen Orient, qui risque du reste de n’être que temporaire, ne nous ramènerait au mieux qu’au statu quo ante, légèrement dégradé cependant. Plus que jamais, nous devons, nous dirigeants d’entreprises, faire preuve de beaucoup d’imagination pour trouver de nouvelles pistes de développement, y compris dans les métiers relativement traditionnels. Bien entendu, trouver de nouveaux marchés hors de nos frontières peut être une option. Pourquoi pas la Roumanie évoquée dans cette édition.

Tout dépend, bien sûr, de votre secteur d’activité.

Alain Gazo
Directeur de la rédaction