
Les managers sont souvent très décriés par les collaborateurs qu’ils supervisent. Il semble qu’ils aient généralement du mal à concilier leurs activités opérationnelles avec celles de supervision de leurs équipes.L’enquête réalisée récemment par Tonula pour l’Anact et Malakoff Humanis semble conforter cet a priori.
Le rôle des managers apparaît ainsi plus que jamais multi-facettes. Décrivant leurs missions, plus de 8 % des sondés y incluent le pilotage, l’organisation de l’activité, l’animation de l’équipe, l’encadrement de leurs collaborateurs, sans compter tout ce que l’on pourrait appeler les aléas du quotidien. A peu près dans la même proportion, ils déclarent également des activités typiquement RH, comme le recrutement des collaborateurs, et la prise en compte de leurs difficultés personnelles éventuelles. Dans le même temps, 78 % participent aux activités de production à proprement parler. C’est beaucoup, car ces missions sont de natures bien différentes. Dès lors, chacune d’entre elles ne représente, selon les analystes de l’étude, que 13 % du temps moyen de leur travail.
Les répondants estiment cependant qu’ils seraient moins attendus – par l’employeur ? – sur la dimension RH que sur le pilotage, la contribution à la stratégie (79 %) ou le reporting (78 %).
Peu de temps consacré aux collaborateurs
Dès lors, 34 % des managers consultés estiment ne pas consacrer suffisamment de temps à s’intéresser aux difficultés personnelles de leurs collaborateurs, et plus généralement pour 30 % d’entre eux à l’animation de leurs équipes. Les cinq principales difficultés de gestion évoquées par les managers sont :
- La pression de la hiérarchie
- La conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée (53 %)
- Les aléas, les dysfonctionnements et l’absentéisme (53 %)
- La prise en compte de la santé mentale des collaborateurs (52 %)
- Les tensions au sein des équipes (50 %) Qu’est-ce qui leur manque pour faire face à ces problématiques? Selon eux, principalement le manque de moyens à leur disposition, de budget, de temps et une dichotomie entre objectifs et précisément moyens.
A cet égard, ils souhaitent – pour 84 % d’entre eux – davantage d’écoute de leurs propres managers et pour 83 % plus de soutien des services support.


