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Surmonter le stress en en faisant un atout

On entend beaucoup parler de burn out. Est-ce une fatalité ? Comment peut-on surmonter le stress et même l’utiliser pour améliorer ses performances et son confort de vie ?

Qu’est-ce qui nous agresse ? Une remarque acerbe, un regard, la visite imprévue d’un grand patron, prendre la parole en public pour la première fois ? Cela peut faire alors pâlir, transpirer, voire nous paralyser en raison de l’émotion de celui qui ne maîtrise pas la situation qu’un autre dominera, sera stimulé et au contraire par cette pression.

Le stress c’est la vie

Nous pourrions déduire hâtivement de certaines de ces conséquences que le stress est mauvais. Tout dépend de nous, de la façon dont nous vivons la situation ou dont nous nous la représentons à l’avance. Comme le suggèrent certains spécialistes, comme Mireille Vie, l’homme des cavernes, face à un animal menaçant, avait le choix : fuir ou se battre. Les perturbations organiques (qu’évoque le dictionnaire) c’est-à-dire l’accélération du rythme cardiaque et de la respiration, de la montée de l’adrénaline… le préparaient à l’action.

Le mal-être vient « du sentiment de ne pouvoir aujourd’hui dans bien des cas, ni agir, ni se dérober devant une situation imprévue et menaçante », ce sentiment est d’autant plus oppressant que l’on vivrait dans une structure où « tout vient d’en haut », où des changements importants arrivent sans crier gare, apparemment décidés par un état-major anonyme et lointain.

Stimuler sans bousculer

Cette distance n’existe pas en principe dans les PME. Pour autant, le dirigeant doit-il être attentif à un possible malêtre ? Evidemment que oui, il doit être attentif à ce que ses méthodes ne suscitent pas ces réflexions que l’on entend parfois en aparté:

  • On nous en demande trop
  • On n’y peut rien
  • Il n’est jamais content
  • Avec lui, on ne sait jamais sur quel pied danser.

Un peu de tension stimulante ne nuit donc pas, à condition que les objectifs proposés soient clairs, positifs et surtout accessibles, que chaque progrès soit reconnu. Que tous auraient le temps de se préparer aux changements envisagés et d’en comprendre le bien-fondé.

Voici un exemple d’une bonne intention s’étant traduite par un résultat catastrophique : un patron voulait instaurer des horaires libres permettant à chacun de gérer son temps en conciliant nécessité de service et vie privée. Mal appliqué, le projet déclencha une bronca.

Remèdes pour nous et pour les autres

Il ne s’agit pas de viser zéro de tension, mais de la limiter et d’en déjouer les effets pervers. Y contribuent par exemple : 

  • Un sommeil suffisant : pas d’horaires fous, pas de sms à deux heures du matin (à défaut il y a une cellule sieste dans certains bureaux).
  • Une activité physique régulière. La séance de tai-chi matinale des Chinois fait sourire… et pourtant…
  • L’hygiène alimentaire (hot-dog sur le pouce : pas idéal).
  • Limiter les bruits (le contraire de l’open space actuellement à la mode, principalement pour des raisons inavouables de coût du mètre carré.
  • Savoir dire non et permettre qu’on nous dise « oui » pour une bonne gestion du temps, pour ne pas tenter l’impossible.
  • Laisser du temps à la méditation, au dialogue trop aisément haché menu par les tweets ou les sms.
  • Un management privilégié qui stimule l’autonomie, l’initiative. - Former, entraîner à prendre en main tout nouvel outil, toute nouvelle technique.

Rien de spectaculaire. Un style de vie qui met en confiance, en soi, en l’entreprise.

D’après Jean-Louis Wilmes